Le Télégramme : PG Industrie. Vapotage made in Breizh

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PG Industrie. Vapotage made in Breizh

 

 


Michel Argouët et Olivier Passeri fabriquent une dizaine de e-liquides différents, à Carantec.

 

Depuis novembre 2013, les Carantécois de PG Industrie conçoivent leurs liquides de vapotage. Un challenge pour cette entreprise de cinq salariés dans un marché « de la vape » en constante évolution. Dans les locaux de PG Industrie, situés à Carantec (29), il plane une odeur de biscuits bretons. Difficile de se croire dans un laboratoire où l'on manipule glycérine végétale ou nicotine. Pourtant, c'est bien ici que le groupe développe et produit les liquides de vapotage de ses deux gammes, Exaliquid ou Pemp. Des liquides qui s'inspirent justement, entre autres, du patrimoine gastronomique de la Bretagne. « Nous sommes les seuls Finistériens à fabriquer nos gammes de A à Z. Il faut bien y mettre notre touche », se targue Olivier Passeri, cofondateur de PG Industrie. Le groupe, lancé à la fin de l'année 2013, compte trois associés et deux employés. Sur l'année 2014-2015, l'entreprise annonce un chiffre d'affaires de 500.000 €, et un bilan prévisionnel sensiblement similaire pour 2015-2016.

 

Leurs produits s'exportent dans 200 points de ventes en France, surtout localisés en Bretagne et dans le Nord. « Ce qu'il faut savoir, c'est que le vapoteur est versatile : il cherche toujours de nouveaux goûts, il se lasse très vite et est très exigeant. Ce qui fait que sur les tendances du marché, on a une vue sur trois mois, pas plus », argumente Michel Argouët, le responsable en recherche et développement de la société.

 

 

Le marché se professionnalise

 

En 2013, le marché était vu « comme un Eldorado ». Ce qui n'est plus forcément le cas aujourd'hui : fin 2015, on comptait 2.000 boutiques spécialisées dans l'Hexagone, contre 2.500 à la fin de l'année 2014. Un chiffre qui ne fait pas si peur aux fabricants carantécois : « À partir du 20 mai prochain, une directive européenne entrera en vigueur en France, obligeant les créateurs d'e-liquide à détailler la moindre molécule présente dans leurs produits. Le marché se professionnalisera encore de plus en plus. On s'y prépare depuis longtemps, donc on est serein », explique Olivier Passeri.

 

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